Soirée du 4 avril 2014

La soirée du 4 avril 2014 avec le CAMAP de Montpellier

« Entre rêve et réalité »

Lorsque nous avions pensé organiser une séance publique ouverte à un grand nombre de spectateurs pour montrer une sélection de films du CAMAP, nous ne nous doutions pas du succès que nous allions rencontrer. Plus de 130 personnes sont venues à la Maison Pour Tous Mélina Mercouri, à Montpellier, ce vendredi 4 avril à 17 heures 30.

Le programme, mis en place par le Conseil d’Administration et soumis aux membres du CAMAP, voulait souligner la diversité de notre production ; les films furent donc regroupés par thèmes.

Les membres du club ont réalisé, ces dernières années, plus de 100 films d’inspirations diverses et éclectiques qui, naturellement, se rangent en deux grandes catégories : reportages (au sens large) et fictions. Evidemment, les reportages sont les plus nombreux mais nous avons observé qu’au cours des années, ils se libéraient de plus en plus de la description purement didactique pour intégrer la sensibilité de l’auteur, son sens de l’humour, sa poésie, sa trame narrative personnelle et son sens de l’esthétique. En d’autres termes, ils sont souvent devenus des films d’auteurs.

A travers les réactions des spectateurs, cette manifestation fut donc l’occasion de « faire le point » et de mesurer l’évolution des mises en images, dynamisée par les analyses filmiques critiques que nous faisons régulièrement et par les séances de formation, techniques et conceptuelles.

Pour pimenter un peu la soirée, (et peut-être pour forcer les spectateurs à réfléchir à ce qu’ils voyaient !) un Prix du Public avait été organisé.

La projection commença par une fiction tournée en Hi 8, en 1994, et numérisée. Elle avait été réalisée par quelques uns des fondateurs du club. Ce fut un clin d'oeil  et un hommage appréciés par les « anciens » présents ou  leur famille .

Ensuite, vinrent des films collectifs réalisés autour du thème retenu en 2010 par le club. Nous avions choisi le thème de l’eau. Il avait été exploité de diverses façons : poétique (« Une goutte d’eau »), comme élément de construction pour une courte fiction (« Que d’eau que d’eau »), humoristique (« Election de Miss eau » et « Quizz sur l’eau »).

Après la légèreté de ce sujet, s’en est suivie une séquence émotionnelle, dramatique même. « La vie , la mort, la vie » (Premier Prix 2010, UMCV Ventabren), tourné au Népal, a laissé certainement plus d’un spectateur méditatif devant ces images de crémation empruntes de mysticisme, de respect et de silence : il fut choisi en seconde position pour le Prix du Public. « Léopoldine » est de la même veine, mais moins dramatique (Film retenu en 2013 par l’UMCV pour figurer aux archives de la BNF).

Pour équilibrer la séance et dédramatiser un peu, deux films de reportage, plutôt exotiques (« Le Lac » tourné en Birmanie et « Gondoles et Gondoliers » tourné à Venise) ont permis aux spectateurs de faire le choix du second comme numéro trois, pour le Prix du Public.

La diversité de nos productions a trouvé toute son expression dans l’autre séquence où une animation, « La valse fleurie » a fait rêver certains sur une Barcarolle d’Offenbach, alors que les trois autres films : « Le temps suspendu », « Montpellier, ville lumière » et « La ville en vie la nuit » décrivaient quelques aspects de notre cité et de ses environs. Mention spéciale pour ce dernier film, filmé la nuit et sous la pluie (pas de soleil ni de ciel bleu !) qui a reçu, avec une forte majorité, le Premier Prix du Public.

Il fallait terminer notre soirée festive (avant l’apéritif traditionnel) par une note gaie. Ce fut le cas avec, tout d’abord, deux films minute dont les textes jouaient sur les mots : « Visite à l’ANPE » et « M’aimes-tu ? » (ce dernier sur un texte de Jean Cocteau) puis un film réellement d’humour « La mauvaise volonté (Prix de l’humour 2010, UMCV Ventabren) où, en plus de la manipulation du dialogue, un montage vidéo astucieux (un trucage vidéo devrions nous dire) a stupéfié l’assistance.

Il serait hors de propos de nommer les réalisateurs/acteurs, car nous pouvons affirmer que tous les vidéastes inscrits au CAMAP ont participé à au moins un film. C’est ce que nous voulions faire ressentir à nos amis présents qui nous ont félicités pour les choix et interprétations des sujets, mais également pour la qualité filmique : images, textes, musiques.

Nous devons avouer qu’après tous ces compliments, lors du pot de l’amitié, on se serait presque pris pour des pros...

 

                                                                                                                        Claude BALNY